Colloque de la CIREb et la RF : Questions à la Renaissance (Paris, les 06 et 07 mai 2022)

Colloque de la CIREb et la RF : Questions à la Renaissance (Paris, les 06 et 07 mai 2022)

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Colloque international – Appel à communication :

 

Colloque international

 

Questions à la Renaissance et à l’humanisme civique renaissant :

humanisme, conversation, solidarité et démocratie

 

 

 

ANNONCE :

La Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (Cireb – Paris), parrainée par La Renaissance Française, organise un colloque international à Paris, les 06 et 07 mai 2022, autour de « Questions à la Renaissance et à l’humanisme civique renaissant : humanisme, conversation, solidarité et démocratie »

 

Présentation

La Renaissance peut se définir comme une dynamique civilisationnelle de rupture avec le présent et le passé proche, en l’occurrence la période médiévale, par un retour aux valeurs antiques, sur le plan social et culturel, et aux modèles antiques, essentiellement grecs et latins, en matière d’arts et de littérature. Elle est circonscrite dans l’espace (Europe) et dans le temps (13° – 16° siècles). La Renaissance française représenterait la synthèse de cette dynamique et l’image de son couronnement ; elle est inséparable de l’humanisme qui ne portera vraiment son nom qu’au XIX° siècle (le mot « humanisme » est créé à la fin du XVIIIᵉ siècle et popularisé au début du XIXᵉ siècle). Pour faire simple et bref, on peut citer à ce propos l’introduction à un article intitulé « Humanisme et Renaissance » : « Le XVe et le XVIe siècle est une période de transition entre le Moyen Âge et les Temps Modernes. Cette période, appelée Renaissance est caractérisée par une série de changements politiques, économiques, sociaux et intellectuels. À cette époque apparaît également le mouvement humaniste : une philosophie qui place l’être humain et les valeurs humaines au centre de la pensée. L’humanisme se caractérise par un retour aux textes antiques, et par la modification des modèles de vie, d’écriture et de pensée. »

La Renaissance constitue donc un moment de la conscience européenne – (non moins représentatif que « l’événement socratique », selon l’expression de Paulin Ismard[1], événement de référence pour la Nouvelle Brachylogie) – d’une rupture caractérisée marquant le passage du Moyen-Âge à la modernité et ouvrant la voie, pour l’homme, à l’émancipation de son esprit, à l’affranchissement de sa pensée et à la libération de sa raison. L’humanisme en est né et la modernité contemporaine continue de chercher à y puiser les grandes questions de l’être et les valeurs inaliénables jalonnant le chemin du progrès.

Ne serait-ce pas cette même dynamique qui aurait inspiré et qui conduirait la conception de la Nouvelle Brachylogie ? La pensée critique peut en converser et s’interroger ! N’y aurait-il pas alors assez d’arguments pour justifier cette thèse de la conjonction des deux concepts, surtout en partant de la place que retrouve Socrate, à l’époque de la Renaissance, auprès de certaines figures représentatives de cette dynamique intellectuelle, artistique et civilisationnelle ? Ronsard, Rabelais, Montaigne et sans doute le mouvement baroque, d’une certaine façon. Cela arriva après l’autorité absolue dont avait joui Aristote au Moyen-Âge, déjà baptisé le « Philosophe », car à la Renaissance, cette « autorité est ébranlée, en raison de ses erreurs [et] de son dogmatisme » (Bourgeois M. & Vanoflen L, « Aristote le ʺPhilosopheʺ », dans Littérature et morale. 16°-18° siècle. De l’humaniste au philosophe, Paris, A. Colin, 2001, p.13), et cède la place à l’autorité de Platon. Nulle intention, chez les organisateurs du colloque, d’appeler à s’aligner sur les positions tranchées de Patrizzi en Italie et de Ramus en France au XVI° s., car la question d’un parti-pris à prendre entre les deux « descendants de la pensée socratique » resterait abordable autrement ; n’empêche que celui pris par certains penseurs de l’époque est important à relever dans le sens de la question posée par ce colloque.

Cette orientation critique et ce renouveau philosophique ont d’ailleurs informé et engagé l’avenir de la pensée occidentale, d’abord au 17° siècle en préparant Descartes et en influençant un mode de vie et d’écriture marqué par la naissance des salons et la profusion des formes littéraires brèves. Et le relai continua : les Lumières au 18° s., la naissance du mot « humanisme » au XIX° s. pour réactualiser le concept de la Renaissance, Karl Popper au XX° s., Gerard Genette aussi peut-être, etc. Sans doute peut-on affirmer que depuis le XVI°s., Socrate a été peu ou prou étroitement lié à la modernité intellectuelle, plus même qu’à la philosophie en tant que discipline autonome. La Nouvelle brachylogie s’inscrirait ainsi dans cette même lignée, en tant que concept inspiré de Socrate et adapté aux exigences du monde contemporain,

Il est évident que le présent argumentaire ne constitue qu’un cadre de réflexion. Les propositions de communication ne sont donc pas commandées par des pistes indicatives et leurs auteurs sont invités à l’originalité et à l’audace intellectuelle, tant que le propos reste lié à la problématique à étudier.

 

Note annexe : La Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (Cireb – Paris), organisatrice du colloque international à Paris, avec le parrainage de La Renaissance Française, les 06 et 07 mai 2022, a pour objet de coordonner les études, les recherches et les manifestations académiques et culturelles liées au concept de « Nouvelle Brachylogie ».

Le concept de nouvelle brachylogie est initié, en 2012, en référence à la pensée socratique, essentiellement par une remise en question du statut exclusivement rhétorique de la brachylogie et par la remise en valeur de cette dernière en tant que pensée et vision du monde, fondée sur l’esprit de conversation et sur l’aspiration à l’idéal démocratique, par une recherche plurielle et approfondie sur les fondements divers d’un nouvel humanisme adapté aux conditions du monde moderne. Après de nombreux colloques, quatre congrès mondiaux et douze numéros de sa revue semestrielle Conversations, la Nouvelle Brachylogie continue son petit bonhomme de chemin sur l’interminable voie de l’interrogation et de la quête de la vérité. Elle est déjà dans des universités de plus de quinze pays de quatre continents ; mais son chemin est encore long peut-être…

À première vue, associer la Renaissance et la nouvelle brachylogie peut paraître étonnant, mais à s’y attarder attentivement et à analyser profondément la question, on ne manquera sans doute pas de lui trouver un intérêt certain.

[1] Ismard, Paulin, L’Événement Socrate, Paris, Flammarion, 2017.

 

Modalités de participation

Le colloque se tiendra les 06 et 07 mai 2022, à Paris.

Les demandes de participation sont à envoyer

avant le 15 mars 2022

aux adresses mail suivantes : (cireb.brachylogie@gmail.com) et (martine.lacas@gmail.com). Les décisions de recevabilité seront communiquées avant le 31 mars 2022. Les textes définitifs des communications doivent être envoyés à la même adresse conformément au protocole éditorial accompagnant la décision de recevabilité, au plus tard le 30 avril 2022.

Remarques pratiques

La proposition de communication

Elle consiste à expliquer simplement et brièvement le sujet de la communication et la démarche permettant son articulation à la problématique posée par le colloque.

La bio-bibliographie

Elle présente l’intervenant et fournit ses coordonnées personnelles (adresse, mail, téléphone). Elle permet de préciser son statut professionnel et ses centres d’intérêt ainsi que l’établissement ou la structure de recherche réussit il est rattaché. Si des publications/communications scientifiques ont déjà été faites sur le sujet du colloque, il serait bon de les signaler.

NB : Les participants se prendront en charge pour le voyage et le séjour. Le montant des frais d’inscription, couvrant la plaquette d’information, les deux déjeuners et les pauses-café, sera annoncé par les courriers personnalisés et sur les sites officiels des deux associations, avec la précision de la réduction attribuée à leurs adhérents respectifs .

Co-directeurs du colloque 

  • Denis Fadda (président de la RF)
  • Mansour M’henni (président de la Cireb)

Les comités scientifique et d’organisation seront annoncés ultérieurement avec le programme.

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