Un brillant 4ième congrès mondial de brachylogie à Abidjan

Un brillant 4ième congrès mondial de brachylogie à Abidjan

Le quatrième Congrès Mondial de Brachylogie s’est tenu du 19 au 22 octobre 2021 à Abidjan (en Côte d’Ivoire), comme prévu, combinant les participations présentielles et celles à distance, en visioconférences. De l’avis de tous les présents, ce fut un congrès fidèle aux valeurs morales, de haut niveau scientifique et intellectuel, et de grande facture organisationnelle (par la Coordination Internationale des Recherches et Études Brachylogiques – CIREB-Paris ; le Laboratoire de Littérature et Ecritures des Civilisations – UFR LLC ; l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody Abidjan, Côte d’Ivoire ; et La Brachylogia Côte d’Ivoire / Afrique subsaharienne), à la manière des trois précédents congrès biannuels : Maroc (2015), Tunisie (2017) et Espagne (2019).

Rappelons que le concept de « Nouvelle Brachylogie » est né à Tunis (Université de Tunis El Manar), en 2012, et qu’il a conquis depuis, en tant que nouveau champ de recherche, un large espace international (15 équipes dans 4 continents), et une bibliographie conséquente en progression continue. A le définir en bref et en très simple, le concept de Nouvelle Brachylogie est inspiré d’une idée en filigrane dans la pensée socratique autour de la brachylogie comme une pensée, une philosophie et une vision du monde, non comme une figure de rhétorique pour la manipulation discursive. Cette pensée se fonde sur l’esprit de conversation, comme un garant de la valeur d’égalité et comme une voie sûre vers l’idéal démocratique, comme le chemin de la démocratisation. Le concept est présenté en deux volets complémentaires, la brachyoétique, centrée sur le texte et le discours, et la brachylogie générale, centrée sur l’être à soi et à autrui, autrement dit comme une pensée de l’existence.

Le 4ème congrès à Abidjan, superbement préparé et conduit par une très bonne équipe savamment conduite par Moussa Coulibaly (Coordinateur régional de la Cireb pour l’Afrique subsaharienne), a vu la participation d’enseignants chercheurs et de doctorants de 9 pays : Algérie, Belgique, Cameroun, Côte d’Ivoire, Espagne, Eswatini (au sud de l’Afrique), France, Sénégal, Tunisie.

La conférence inaugurale a été donnée par l’initiateur du concept de la “Nouvelle Brachylogie” et président de la Cireb, le Pr. ém. Mansour M’HENNI de l’Université Tunis El Manar, celle-ci étant représentée dans ce congrès par Mme Halima Ouanada également. La conférence a pour titre « Conronavirus et Nouvelle Brachylogie ». Son auteur y a fait une approche brachylogique de la maladie en tant que pandémie, soulignant les acquis et les enseignements que fournirait la conversation avec elle et à son propos. Il a procédé ensuite à une lecture de désastres antérieurs, actualisés à l’occasion du covid 129, comme Tchernobyl, le séisme de Haïti, les attaques terroristes de New York et de Paris, ainsi qu’aux « désastres démographiques » ayant conduit à un « nettoyage ethnique », total ou partiel, de certaines populations. Il a ramené toute cette « écriture du désastre » (M. Blanchot) au roman d’Albert Camus, La Peste et à sa symbolique plurielle.

 

Sur les trente-cinq communications programmées, cinq ou six communications n’ont pas fait acte de présence pour des raisons variées, mais leurs auteurs les soumettraient à la publication des Actes prévue avant la fin de 2022. Plusieurs volets ont été étudiés, dans les dix panels programmés, avec une profondeur fort appréciée et avec l’ouverture de plusieurs pistes de réflexion enrichissant le concept et sa portée pluridisciplinaire et multidimensionnelle : la littérature, les arts, l’histoire, la philosophie, le droit, la sociologie, les sciences, etc. La dernière journée du congrès a été consacrée à une excursion collective pour la ville historique du Grand-Bassam.

Il est à noter que les travaux du congrès ont été rehaussés par la présence et la contribution successives du représentant du président de l’université Félix-Houphouët-Boigny de Cocody (retenu en mission officielle loin de la ville), du Doyen de l’UFR Langues Littératures et Civilisations, et de la directrice du Laboratoire de Littérature et Ecritures des Civilisations.

A la fin du congrès, la Coordination internationale des recherches et études brachylogiques (Cireb) a tenu son conseil d’administration dans lequel ont été validées les décisions suivantes : le colloque de Paris (Questions de la Nouvelle Brachylogie à la Renaissance française au premier semestre 2022) ; Les Etats Généraux de la Nouvelle Brachylogie, en octobre 2022 à Tunis (à cette occasion une première version du Dictionnaire de la Nouvelle Brachylogie sera présentée) ; le cinquième Congrès mondial de brachylogie, en 2023 en Algérie ; et d’autres projets à l’étude.

(Cirebcom) 

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