Succès à Paris du colloque : Questions à la Renaissance et à l’Humanisme renaissant

Succès à Paris du colloque : Questions à la Renaissance et à l’Humanisme renaissant

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Un colloque international sur « Questions de la Nouvelle Brachylogie à la Renaissance et à l’humanisme renaissant : Humanisme, conversation, solidarité et démocratie » a été organisé à Paris les 6 et 7 mai 2022 par la Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (Cireb-Paris), avec le parrainage de l’institution La Renaissance Française qui a plus de quarante délégations la représentant dans le monde et agissant dans le cadre de trois axes de base qui font son slogan : « Culture, solidarité et francophonie ». Sans doute importe-t-il de rappeler, à ce propos, que « pour La Renaissance Française, [La déesse Victoria, emblème de victoire] représente la seule vraie victoire qui soit, la victoire sur l’ignorance et l’action pour la paix ; la diffusion de la culture, la rencontre et l’échange étant les plus sûrs moyens de parvenir à la paix. » Le colloque de la Cireb a été organisé également en partenariat avec la programmation culturelle du Département Seine Saint-Denis, dans la Maison du Parc de Bagnolet, pour la deuxième journée du 7 mai.

   

Il n’est sans doute pas déplacé de souligner, ici, que des obstacles se sont dressés devant plusieurs participants au colloque, obstacles liés particulièrement à des lenteurs de procédures administratives se rapportant soit à l’attribution de l’autorisation de sortie pour les uns, soit à l’attribution des visas pour d’autres. Pour pallier ces difficultés, les organisateurs ont opter pour la formule mixte de l’organisation en présentiel et de celle à distance. Cela a permis au colloque de réussir pleinement son déroulement et ses objectifs, avec une stricte conformité au plan préétabli, et avec surtout des débats d’un intérêt certain et d’une importante richesse en pistes de réflexion.

Au programme de l’ouverture de la première journée, dans les locaux de la RF précédée par un petit-déjeuner d’accueil et de prise de contact, une communication d’une haute qualité intellectuelle a été prononcée par M. Denis Fadda, Président international de La RF, où ont été développés les principes et les idées présidant à l’action de l’institution, et où ont été soulignés les lieux éthiques, intellectuels et civilisationnels de croisement avec les valeurs sous-jacentes au concept de Nouvelle Brachylogie et aux objectifs de la Cireb. Sur cette base, le président D. Fadda a affirmé la prédisposition de la RF à une pérennisation de la collaboration entre la RF et la Cireb, tel que cela a été souvent exprimé par Pr. Mansour M’henni, président de celle-ci.

Ce dernier a pris la relève par une allocution présentant, en termes communs, le concept de Nouvelle Brachylogie et les ambitions de la Cireb, insistant sur la convergence des actions des deux instances, l’institution et l’association, pour un nouvel humanisme renaissant dans une ouverture ambitieuse sur l’avenir.

Deux séances scientifiques se sont succédé. La première est présidée par le Pr. Mansour M’henni et meublée par quatre communications et un débat :

Mme Ghada Nechi (Université Tunis El Manar / ISSHT / UREB – Tunisie) invitant à « une lecture brachylogique des Regrets de Du Bellay : défense et illustration d’une poésie du dépouillement » ;

  1. Mounir Serhani (Université Hassan II. FLSH- Mohammedia- Maroc) développant « L’art du bref à la Renaissance : influence de l’essai sur Emil Cioran » ;
  2. Badreddine Ben Henda (Université Tunis El Manar / ISSHT / Président de Brachylogia – Tunisie) présentant « Le dogme de l’impersonnalité entre Rabelais et Flaubert, une approche brachylogique» ;

Mme Hanane Ait Moulay (Université Hassan II. FLSH- Mohammedia- Maroc) : « Quand le bref en dit long : cas de La vie de Lazarillo de Tormes ».

La seconde, présidée par M. Mounir Serhani, a permis d’écouter trois communications :

Mme Martine Lacas (Artiste et critique d’art de libre profession / SG de la CIREB – France) : « Dialogue de peinture » à la Renaissance ;

  1. Gueye Yoro Emmanuel (Ecole Supérieur des Arts Plastiques, d’Architecture et de Design (ESAPAD) – Abidjan-Côte d’Ivoire) : « Expression brachylogique de la mosaïque artistique et Renaissance française»;

Mme Besma Fertani (Université Tunis El Manar / ISSHT / UREB – Tunisie) : « La scénographie participative du texte Rabelaisien ».

Après la pause-déjeuner, les travaux ont repris en conversation autour de « Questions à la Renaissance », introduite par une communication de M. Mansour M’henni intitulée « Le Socrate de Montaigne ».

Des interrogations aux variations plurielles ont animés les différents débats et ouvrant la voie à des perspectives de travaux de recherche et de réflexion, tant au niveau universitaire que dans le cadre des actions culturelles. Cette journée a compté 12 participants en présentiel et 22 participants à distance ; elle s’est achevée sur la promesse ferme de prochains rendez-vous préparés en coordination entre les parties concernées et profitant des avantages de l’intercommunication à distance pour associer des participants des différentes régions du monde. Le président de l’Association Association Promotion touristique et l’Action culturelle à Guelma (APTAC), présent à la rencontre sur invitation de la Cireb, a ouvert la perspective de nouvelles retrouvailles en Algérie à l’occasion du 9ème Forum International Kateb Yacine, très probablement à Guelma-Souk Ahras en mars 2023.

La journée du samedi 7 mai a été meublée par deux séances scientifiques de trois communications chacune. La première, présidée par Mme Martine Lacas a permis d’écouter successivement :

Mme Rim Abidi (Université de Gabès – ISLG – Tunisie) interrogeant la relation « De Ramus à Descartes : Redécouverte des grammaires de la Renaissance au prisme de la Nouvelle Brachylogie »

M. Mohamed Ouled Alla (Université Hassan II. FLSH- Mohammedia- Maroc) discourir «Des hommes de parole : Dialogue et conversation pédagogiques chez les philosophes du XVIII° siècle. Une parole entre transparence et obstacles » ;

Mme Manale Antoine (Université Hassan II. FLSH- Mohammedia- Maroc) développer la problématique de « L’enseignement des formes brèves ».

Quant à la seconde séance, présidée par Mme Catherine Graver, de l’Université de Mons (Belgique), elle a contenu les communications suivantes :

Celle de Mme Benmouloud Hassana, (Université Mohammed V de Rabat-Maroc) a exposé la Poétique de la brièveté dans l’écriture d’Eric Emmanuel Schmitt

Celle de M. Noureddine Bahloul (Université du 8 mai 45 de Guelma-Algérie) a pour titre « Humanisme et brachylogie du verbe dans L’ère du soupçon de Nathalie Sarraute ».

Et celle de Mme Kheira Yahiaoui (Ecole Normale Supérieure-Oran, Algérie) a interrogé la manifestation « De la brachylogie dans les mouvements de manifestations en Algérie ».

Ces séances ont connu des débats très animés divergeant sur certains points et certains auteurs, montrant encore plus l’intérêt des interrogations et des approches brachylogiques dans ce qu’elles imposent comme relativisation des choses, pour le besoin et la nécessité de l’infinie conversation. Des collègues initialement non programmés ont demandé à proposer des projets d’articles pour les actes ; ils ont été autorisés à les présenter et à les discuter. En effet, ce colloque a permis à des chercheurs de sept pays (Algérie, Belgique, Côte d’Ivoire, France, Italie, Maroc et Tunisie), de participer par des communications ou dans les débats, favorisant ainsi la proximité et l’interaction scientifiques entre les différents statuts des acteurs du secteur : depuis les jeunes doctorants jusqu’aux professeurs émérites, en passant par tous les grades intermédiaires et par des chercheurs indépendants.

Plusieurs propositions ont été avancées aussi ; elles seront discutées dans les cadres idoines et seront validées lors des Etats Généraux de la Nouvelle Brachylogie qui se tiendront du 11 au 14 octobre 2022 à Tunis et dans lesquelles est programmé un colloque international intitulé « La Brachylogie du manque ».

A la fin des travaux, les participants en présentiel ont eu droit à un déjeuner typique (Coucous marocain) offert par la CIREB dans le beau parc de Bagnolet, sous un doux soleil printanier.

(CIREB-com)

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