Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB)
organise avec le parrainage de La Renaissance Française (LRF)
5ème Colloque international de la Cireb à Paris (CIP5-cireb)
Autour de
La Société de Conversation contre les discours de haine
Le mythe fondateur de la vie commune des êtres humains serait celui d’Abel et Caïn et du premier crime de l’existence humaine. Ce dernier serait-il un produit de la haine ? Dans ce cas, haine et jalousie seraient-elles synonymes. Laquelle est plus complexe ? A ce niveau-là, jusqu’à quel point pourrait-on ramener ces deux sentiments à une logique discursive socialement constituée en héritage ?
Nous voici alors devant la question de la nature de la haine comme un composant du caractère humain relevant autant de la psychologie que de la sociologie, avec les spécificités discursives qui en émanent et les motivations des actions qu’elles dictent. On évoquerait alors cette opinion partagée : « Le discours de haine peut être défini comme toute manifestation discursive ou sémiotique incitant à la haine, qu’elle soit ethnique, raciale, religieuse, de genre ou d’orientation sexuelle[1] ». Dans un autre cadre, « La Stratégie et le Plan d’action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine », le discours de haine est défini avec plus de détails : « tout type de communication, orale ou écrite, ou de comportement, constituant une atteinte ou utilisant un langage péjoratif ou discriminatoire à l’égard d’une personne ou d’un groupe en raison de leur identité, en d’autres termes, de l’appartenance religieuse, de l’origine ethnique, de la nationalité, de la race, de la couleur de la peau, de l’ascendance, du genre ou d’autres facteurs constitutifs de l’identité ».
Par ailleurs, le spectacle de l’humanité contemporaine nous pousse à nous demander si notre vie et notre socialité ont évolué vers l’atténuation des comportements et des sentiments haineux ou si c’est le contraire. C’est vers cette seconde situation que la plupart d’entre nous pencheraient. A preuve, l’institution peut-être de dates symboliques invitant à repenser notre façon d’être et de dire, contre les sentiments de haine. On citerait ainsi la Semaine contre le discours de haine (du 17 au 20 juin 2025), organisée par le Conseil de l’Europe, et la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine (le 18 juin), décidée et commémorée par l’UNESCO, en réponse au constat que « les discours de haine progressent à travers le monde, relayés plus rapidement et plus loin que jamais par les réseaux sociaux ».
Ainsi, la haine, son discours et son contre-discours valent bien une attention soutenue cherchant à poser les questions les plus brûlantes et les perspectives de réponses les plus pertinentes dans un esprit de conversation à même d’envisager un vivre ensemble plus humain. Cette problématique semble à la croisée de certaines disciplines particulières, comme la philosophie, la sociologie, la psychologie, etc. Mais elle serait également au centre de l’inquiétude du commun des gens dès qu’un signe vient implanter dans sa conscience une quête interrogative de sens. C’est dans cet esprit que la cinquième édition du Colloque de la Cireb à Paris (CIP 5 – cireb), organisée en partenariat avec La Renaissance Française, a choisi de marquer un arrêt réfléchi devant ce cadre de l’intelligence en quête de la vérité et de sa propre vérité. L’espoir est de contribuer, de son côté, à l’approfondissement de la pensée s’y rapportant et pourquoi pas de creuser aussi l’impensé qui lui est sous-jacent, en interaction avec l’invitation récente de Djamel Benkrid, dans son livre La pensée de l’impensé[2], autrement dit de « repenser les fondements de notre compréhension du monde » et de notre compréhension de nous-mêmes, « à la croisée de l’éthique de l’absolu et de la rationalité éclairée ».
Ce bref argument se veut le moins dirigiste possible, dans la tradition des rencontres ayant trait à la Nouvelle Brachylogie, pour rester ouvert à tous les enrichissements inspirés par la problématique et analysés par les intervenants.
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Les modalités de soumission des propositions :
– Un texte de 500 mots sous format Word ; – l’identité de l’auteur ou des auteurs (le prénom, le nom, le statut et l’institution de rattachement, adresse, E-mail, téléphone) ;
– Durée de la communication : 20 minutes
– Email d’envoi : cireb.brachylogie@gmail.com
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Dates à retenir :
Réception des propositions : avant le 15 avril 2026
Notifications de l’acceptation des propositions :30 avril 2026
Envoi d’un premier état du texte de la communication : 31 mai 2026
Déroulement du colloque : 08-09 mai 2026
Envoi de la version définitive du texte de la communication : 30 juin 2026
Publication des actes du colloque (au cours de l’année 2026 : vers la mi-novembre 2026) : Les articles sélectionnés par le comité scientifique feront l’objet d’une publication conforme aux normes académiques internationales.
RESPONSABLE :
Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques, (CIREB)
URL DE RÉFÉRENCE
ADRESSE
5 rue Tardieu, 75018 Paris (France)
Président d’honneur du Colloque : Pr. Denis Fadda (Président international de la RF)
Président du Conseil scientifique : Pr. ém. Mansour M’henni (Président de la CIREB)
Co-Direction du comité d’organisation : Do Hurinville (Vice-président et Directeur exécutif de la Cireb) & Alain Massé (Trésorier de la CIREB)
Comité d’organisation (ordre alphabétique) :
Huy-Linh DAO (Institut national des langues et civilisations orientales – INALCO, Paris)
Danh Thành DO-HURINVILLE (Université de Franche-Comté – ELLIADD EA4661)
Daniel LEVY (La Renaissance Française)
Alain Massé (Coordination Internationale des Recherches et Études Brachylogiques – CIREB)
Iman MASSOUD (Institut national des langues et civilisations orientales – INALCO, Paris)
Marie-Odile PAPILLON (Coordination Internationale des Recherches et Études Brachylogiques – CIREB)
Membres du comité scientifique (Ordre alphabétique, liste ouverte)
ALTMANOVA Jana (Université de Naples « L’Orientale », Italie)
BABOUCAR Diouf (Université Assane Seck-Ziguinchor, Sénégal)
BAHLOUL Noureddine (Université de Guelma, Algérie)
BEN DOUKHA Hichem (Université d’Oran, Algérie)
BEN SAAD Nizar (Université de Sousse, Tunisie)
BONHOMME Marc (Professeur émérite, Université de Berne-Suisse)
BORGHOL Mohamed Saad (Université de Monastir, Tunisie)
BOUZOUITA Samir (Université Sais-Fès, Maroc)
COULIBALY Moussa (Université F.H.B. d’Abidjan, Côte d’Ivoire)
DHIFALLAH Faouzia (Université Tunis El Manar, Tunisie)
DO-HURINVILLE Danh Thành (Université de Franche-Comté – ELLIADD EA4661)
EL AZOUZI Abdelmounïm (Université Sais-Fès, Maroc)
FADDA Denis (Président international de la RF, France)
GONTARD Marc (Professeur émérite, Université Rennes 2, France)
GRAVET Catherine (Université de Mons, Belgique)
MARZOUKI Samir (Professeur émérite, Université de la Manouba, Tunisie)
M’HENNI Mansour (Professeur émérite, Université de Tunis El Manar, Tunisie)
RENOUPREZ Catherine (Université de Cadiz, Espagne)
PETRILLO Maria Giovanna (Université de Naples « Parthenope », Italie)
SERHANI Mounir (Université Hassen 2 – Casa, Maroc)
TENKOUL Abderrahmen (Université Euromed – Fès, Maroc)
[1] Fabienne Baider et Maria Constantinou, « Discours de haine dissimulée, discours alternatifs et contre-discours », dans Semen, revue de socio-linguistique des textes et discours, 47 | 2019.
[2] Djamel Benkrid, La pensée de l’impensé, Paris, Éditions Vérone, 2024, 236 pages.